Chargée de soutenir, de développer et de promouvoir les secteurs du cinéma, du jeu vidéo et de la télévision, la British Academy of Film and Television Arts (BAFTA, l'Académie britannique des arts du cinéma et de la télévision) est l'une des plus grandes organisations caritatives indépendantes au monde. La BAFTA compte plus de 14 000 membres et célèbre l'excellence par le biais de cérémonies de remise des prix annuelles, mais aussi en favorisant l'apparition de nouveaux talents à l'aide de projets de formation actifs tout au long de l'année et en encourageant le développement durable, l'égalité et l'inclusion dans le secteur.
La BAFTA est connue dans le monde entier pour ses récompenses très convoitées dans le domaine du cinéma et de la télévision. Si l'attribution de la plupart de ses prix est décidée par les membres de l'Académie et divers panels composés de professionnels du secteur, le lauréat de la prestigieuse P&O Cruises Memorable Moment Award (prix du moment le plus mémorable) est déterminé par un vote en ligne ouvert au grand public.
La disponibilité, la sécurité et l'intégrité de ce système constituent des facteurs essentiels pour la réputation de la BAFTA. En effet, toute défaillance ou compromission présenterait un risque d'atteinte significative à la réputation de l'organisation. « La marque BAFTA doit être associée à la fiabilité et à l'excellence », déclare Ben Jefferson, CTO de la BAFTA.
Les nominations sont généralement annoncées en mars et la clôture des votes s'effectue fin avril. Les dates d'ouverture et de fermeture des votes, le marketing actif mis en œuvre par la BAFTA et les sponsors, de même que les tendances virales (difficilement anticipables), entraînent un trafic très variable impliquant des millions de votants. Le profil de trafic de l'organisme se révèle donc irrégulier et imprévisible. Or, cette configuration exercerait une pression considérable sur n'importe quelle architecture conventionnelle.
La précédente solution de vote utilisée par la BAFTA avait été externalisée, mais cette approche limitait la visibilité, le contrôle et le rapport coût-efficacité. Le système devait être dimensionné en prévision de la charge maximale, mais ces ressources informatiques considérables demeuraient ensuite plus ou moins à l'arrêt pendant la majeure partie de l'année. L'extension du vote au grand public pour d'autres récompenses se montrait donc prohibitive en termes de coût. « Les systèmes opérationnels essentiels sont tellement critiques pour la BAFTA qu'il est vraiment important pour nous de savoir exactement ce qui se passe au sein de ces derniers et d'avoir le contrôle sur eux », explique Jefferson.
La BAFTA a d'abord adopté les services Cloudflare afin de réduire la charge sur son site web public, en déployant le CDN (Content Delivery Network, réseau de diffusion de contenu) Cloudflare devant son serveur d'origine.
Cette décision fut motivée par la facilité de mise en œuvre et le caractère abordable de notre solution, en plus d'une recommandation de l'agence web de la BAFTA. Il est rapidement devenu évident que Cloudflare proposait une valeur opérationnelle quotidienne qui allait bien au-delà du seul cadre du CDN. La plateforme a permis à la BAFTA de détecter et de bloquer les schémas de trafic inhabituels, de prévenir les événements mineurs de déni de service et d'empêcher les sites proxy tiers de republier le contenu de la BAFTA à des fins de manipulation du SEO, le tout sans modifier les configurations du serveur web.
« Le fait que l'intégralité de notre trafic transite par Cloudflare nous assure une visibilité extrêmement poussée en ce qui concerne les événements qui se déroulent sur le site », remarque Jefferson. « La possibilité de bloquer le trafic à l'aide des règles Cloudflare, sans modifier la configuration du serveur, constitue un outil d'administration quotidien particulièrement puissant. »
Face aux difficultés que la plateforme existante rencontrait en termes de coût, d'échelle et de résilience, la BAFTA a décidé d'internaliser le vote public plutôt que de continuer à dépendre de prestataires externes. Cette approche a permis à l'organisation de profiter de davantage de contrôle sur les coûts, mais aussi de bénéficier d'une sécurité renforcée et d'une transparence accrue, sans oublier la pleine maîtrise architecturale d'un système stratégique. « N'importe quel type de compromis sur la sécurité s'avérerait catastrophique pour la marque », précise Jefferson.
Compte tenu de l'extrême variabilité du trafic et de l'utilisation quasi nulle des ressources informatiques pendant la majeure partie de l'année, l'équipe a identifié l'architecture serverless comme la solution naturelle.
La plateforme Cloudflare Workers proposait les capacités d'évolutivité automatique nécessaires à la gestion d'un trafic public volatil lors de la période de vote. Avec notre système de tarification basé sur le temps d'exécution actif plutôt que sur les frais par requête, les économies réalisées se révèlent pour le moins avantageuses en cas de très fort volume de trafic. De même, les tâches de calcul impliquées (comme le comptage des votes et le chiffrement) sont particulièrement bien prises en charge par les capacités intégrées de la plateforme. « Dans des conditions de fort trafic, notre nouveau système nous coûtera quelques dizaines de dollars par million de votes. Ce tarif est plutôt intéressant », déclare Jefferson. « Le traitement d'un million de votes pour ce prix constitue en soi un excellent résultat. »
Une fois la période des votes passée, les coûts tombent intégralement à zéro pendant la majeure partie de l'année. « Nous pouvons désormais mettre en place plusieurs sessions de vote du public sans devoir faire face à de considérables coûts supplémentaires. Nous n'aurions pas pu atteindre ce profil de coût en suivant une approche traditionnelle basée sur les serveurs », note Jefferson.
Les Cloudflare Durable Objects gèrent le regroupement des votes et la redondance géographique. Le service Cloudflare R2 sert de solution de stockage de support durable entre le traitement à l'edge (c'est-à-dire en périphérie du réseau) et les systèmes internes. Il permet ainsi d'absorber les pics de trafic imprévisibles en dirigeant les suffrages vers les systèmes back-end à un rythme stable et contrôlé. Les équipes internes transmettent de nouvelles métadonnées sur les tours de scrutin par l'intermédiaire d'un point de terminaison de l'API Workers, directement stocké au sein du service R2. La base de données Cloudflare KV gère les statistiques et la surveillance interne, tandis que le service Cloudflare Logpush propose un dispositif de secours chiffré pour la récupération des votes.
« Ce que nous voulions faire, c'était utiliser Cloudflare pour recueillir les votes, absorber cet important pic de trafic et regrouper l'ensemble des suffrages afin que nos systèmes internes demeurent isolés de ces pics imprévisibles », explique Jefferson. « Le pire scénario serait de sauvegarder les votes dans R2 et d'attendre un instant que les données circulent afin que nos systèmes back-end ne soient jamais exposés aux pics de trafic soudains. »
Les solutions Cloudflare ont ouvert la voie à l'élargissement du vote public au-delà du prix P&O Cruises Memorable Moment Award, en intégrant potentiellement ce type de vote à la BAFTA Games Award (le prix du meilleur jeu vidéo) et d'autres catégories prestigieuses.
La BAFTA est également en train d'évaluer la plateforme Cloudflare Workers en vue du déploiement de futures initiatives architecturales, comme une itération potentielle du système de vote des membres. « La Developer Platform fonctionne bien, les API sont intuitives et la documentation est des plus cohérentes », conclut Jefferson. « Toutes les solutions que nous avons déployées se sont révélées économiques et faciles à mettre en œuvre. Elles ont fait ce qu'on attendait d'elles, tout simplement. »

L'organisation a bâti un système capable de traiter plus de 300 000 votes par minute.
Elle a réduit ses coûts opérationnels en période de pic à quelques dizaines de dollars par million de votes.
Elle a éliminé les coûts d'entretien des systèmes dormants pendant les mois creux grâce à la mise en œuvre d'une architecture serverless.
“La Developer Platform fonctionne bien, les API sont intuitives et la documentation est des plus cohérentes. Toutes les solutions que nous avons déployées se sont révélées économiques et faciles à mettre en œuvre. Elles ont fait ce qu'on attendait d'elles, tout simplement.”
Ben Jefferson
CTO
“Nous pouvons désormais mettre en place plusieurs sessions de vote du public sans devoir faire face à de considérables coûts supplémentaires. Nous n'aurions pas pu atteindre ce profil de coût en suivant une approche traditionnelle basée sur les serveurs.”
Ben Jefferson
CTO